CEUX QUI NE MOUILLENT PAS LE MAILLOT: l’ANAC, une vigilance qui laisse à désirer
1 août 2025L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a pour mission de garantir la sécurité, la régulation et le bon fonctionnement de l’aviation civile au Mali. À ce titre, elle est censée veiller sur l’un des lieux les plus stratégiques du pays : l’aéroport. Pourtant, les constats actuels sur le terrain suscitent de nombreuses inquiétudes.
Ces derniers temps, des dysfonctionnements notoires sont signalés dans la gestion des services aéroportuaires. Retards fréquents, manque de coordination, infrastructures vieillissantes, propreté douteuse, voire insécurité à certains niveaux : le malaise est visible et persistant. Beaucoup s’interrogent sur la rigueur, la transparence et la compétence de l’administration en charge.
Alors que le trafic aérien ne cesse de croître et que le Mali cherche à renforcer son attractivité économique et touristique, l’ANAC semble à la traîne. Il est légitime de se demander : où est passée la vigilance ? Où est le leadership qu’on attend d’une agence aussi stratégique ?
Certes, l’ANAC fonctionne, mais elle fonctionne à minima. Elle assure le strict nécessaire là où l’on attend de l’excellence. Elle gère, mais ne transforme pas. Elle exécute, mais sans réelle dynamique d’amélioration continue.
Les attentes sont pourtant claires : sécurité, propreté, efficacité, modernisation et transparence. Le personnel doit être formé, les installations entretenues, et la gouvernance irréprochable. Or, aujourd’hui, l’ANAC ne peut plus se contenter du service minimum. Si elle veut réellement « mouiller le maillot », elle devra relever la tête, retrousser les manches et répondre pleinement à la hauteur de sa mission.
Car, quand on parle d’aviation civile, il ne s’agit pas seulement d’avions, mais de l’image, de la sécurité et de la crédibilité d’un pays.
Des conditions de passation de marchés sous haute suspicion
Par ailleurs, un grand flou entoure les conditions de passation de certains marchés liés à la gestion aéroportuaire. Plusieurs sources évoquent un manque de transparence et des pratiques douteuses, qui méritent un éclairage approfondi. Un article dédié reviendra en détail sur ces procédures opaques, qui jettent une ombre sérieuse sur la crédibilité de l’ANAC, ainsi que le manque de kérosène qui est devenue monnaie courante et qui a poussé certaines compagnies à se ravitailler ailleurs.
A.D
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