ÉDITO : La justice des hommes tremble devant celle de Dieu
17 juillet 2025On peut bien être fort. On peut être puissant, craint, respecté, adulé, célébré, armé jusqu’aux dents, protégé par mille hommes et des murs de pierre. Mais vient toujours le jour où la tombe s’ouvre. Et là, il n’y a plus ni titre, ni cortège, ni palais, ni discours. Juste un corps. Juste la poussière. Juste Dieu.
Les grands de ce monde, hier tout-puissants, reposent aujourd’hui sous terre. Où sont-ils ? Où sont passés ces hommes qui régnaient sans partage, qui faisaient trembler des nations entières d’un simple froncement de sourcils ? Le dernier en date : Muhammadu Buhari. Il fut tout. Chef militaire, président, figure redoutée et redoutable du Nigeria. Aujourd’hui, il est parti. Comme tant d’autres avant lui.
Où sont les Mobutu ? Où sont les Saddam Hussein ? Les Kadhafi ? Où sont les Staline, les Hitler, les rois et les empereurs qui se croyaient invincibles ? Sous terre. Devant Celui qui juge sans témoins achetés, sans faux dossiers, sans codes manipulés. La justice des hommes est parfois aveugle, parfois vendue, souvent manipulée. On juge pour faire plaisir aux puissants du jour. On condamne les faibles. On acquitte les alliés. On se tait face à l’injustice, quand elle nous arrange.
À ceux qui jugent, à ceux qui tranchent, à ceux qui abusent : n’oubliez pas. Le pouvoir passe. L’influence s’efface. Les titres s’oublient. Et vient le jour du retour. Le jour du dernier souffle. Le jour de vérité.
Dans un édito récent, nous avions dit à l’ancien Premier ministre Choguel : « Tout laisse. » Aujourd’hui, tout le monde connaît la suite. Ce que nous disions alors était prophétique. Ce que nous disons aujourd’hui est éternel. Que chacun médite. Que chacun se prépare. Car au bout du pouvoir, il y a la tombe. Et après la tombe, il y a Dieu.
Abdourahmane Doucouré
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