GSR : Panama Dembélé, quand le travail dérange

GSR : Panama Dembélé, quand le travail dérange

22 septembre 2026 0 By 223 Infos

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Invectives par-ci, critiques par-là, parfois même des attaques personnelles : depuis quelque temps, le nom du commandant Panama Dembélé, à la tête du Groupement de sécurité routière (GSR), revient régulièrement dans les débats. Mais derrière cette agitation, une question mérite d’être posée : qu’est-ce qui dérange réellement chez cet officier ? Son caractère ? Sa rigueur ? Ou simplement les résultats de son travail ?

À la tête du Groupement de sécurité routière, Panama Dembélé semble avoir fait du terrain son véritable bureau. Présent dans l’action, attentif aux difficultés de la circulation et soucieux de faire respecter les règles, le commandant imprime progressivement sa marque à un service dont la mission est essentielle au quotidien des Maliens.

Depuis sa prise de responsabilité, l’homme ne donne pas l’image d’un responsable qui se contente de donner des instructions depuis son bureau. Il est au four et au moulin, aux côtés de ses hommes, pour accompagner les opérations et contribuer au bon fonctionnement du dispositif de sécurité routière. Sous l’autorité de sa hiérarchie, il s’emploie à faire du GSR un service davantage respecté, organisé et efficace.

Il faut parfois se demander si c’est précisément cette volonté de faire bouger les lignes qui suscite certaines réactions.

Car lorsqu’un responsable décide de faire appliquer les règles, il ne peut naturellement pas satisfaire tout le monde. La discipline routière, par définition, impose des contraintes. Et lorsque ces contraintes sont effectivement appliquées, ceux qui avaient pris certaines habitudes peuvent difficilement les apprécier.

L’une des opérations récentes menées sous la conduite du GSR en est une illustration. La circulation des motocyclistes sur des voies qui ne leur sont pas destinées a fait l’objet d’une attention particulière. Désormais, les usagers qui enfreignent les règles sont exposés aux sanctions prévues par la réglementation. Une démarche qui participe à la fois à la sécurisation de la circulation, à la protection des usagers et, lorsque des contraventions sont légalement établies, au renforcement des recettes publiques.

Le mérite d’une telle action ne réside donc pas seulement dans la verbalisation. Il réside surtout dans la volonté de rappeler que la route appartient à tous, mais qu’elle ne peut fonctionner sans règles.

Panama Dembélé semble avoir choisi cette voie : celle de la rigueur, de la présence sur le terrain et de la continuité dans l’effort. Ses détracteurs peuvent multiplier les critiques, les invectives ou les attaques verbales. Lui paraît avoir choisi de répondre par le travail.

Et c’est peut-être là que se trouve l’essentiel.

Aujourd’hui, les agents du GSR sont quotidiennement à pied d’œuvre pour contribuer à maintenir la fluidité de la circulation et à faire respecter les règles. Sous la responsabilité de leurs supérieurs, ils affrontent les embouteillages, les incivilités et les multiples difficultés liées à la circulation urbaine.

Dans ce contexte, le commandant Panama Dembélé apparaît comme un responsable qui assume pleinement sa mission. Son action ne saurait évidemment être exempte de critiques, car toute action publique doit pouvoir être observée, discutée et, si nécessaire, questionnée. Mais les critiques ne doivent pas faire oublier une réalité : sur le terrain, des hommes et des femmes travaillent chaque jour pour faciliter les déplacements des Maliens.

Alors, qui en veut réellement à Panama Dembélé ? La réponse appartient à ceux qui le critiquent. Mais une chose est certaine : un responsable qui travaille, qui exige de ses équipes de la discipline et qui cherche à faire respecter les règles ne peut pas toujours faire l’unanimité.

Panama dérange-t-il ? Peut-être. Mais si le bruit des critiques ne parvient pas à couvrir le bruit du travail accompli, alors le meilleur commentaire reste celui du terrain.

Abdourahmane Doucouré,

bahdoucoure@gmail.com

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